Je me demande si ce n'était pas une mauvaise idée de m'endormir
car maintenant j'ai peur de ne plus me réveiller.
J'ai un flash blanc immense dans la vue, je me retrouve soudains entouré d'hommes.
Ils sont comme moi ; malade, inguérissable et dénué d'expression.
Pour eux aussi c'est sans doute leur dernier voyage...
La brume s'épaissit, puis du silence et là, les eaux deviennent toutes calme.
La brume s'écarte soudains devant la proue de notre navire.
Maintenant on peut entendre les oiseaux et les murmure des arbres.
On débarquent, les pieds dans le sable mouillé, les soldats sont épuisés et émerveillés et le prête accompagné de ça putain de croix commence à faire des rituelles insensés.
Perdu dans cette jungle, je crois que les serpents tarderons pas à nous arracher la carotide,
le venin nous fera tomber blanc, mort et dégueulasses.
Extermination, esclavagisme ou sont passé nos dieux qui veillent sur nous ???
C'est contradictoire dans ma tête je ni comprend plus rien.
Je pense avoir perdu mon inspiration, j'ai besoin de changer d'air.
Je prends la fuite et disparais dans un monde très lointain.
Plus le temps passe plus je m'efface dans des rivages inconnues.
Plus le temps passe plus j'ai envie de sombrer dans la nuit pour admirer les étoiles.
Ces vieux océans sont malades, mes yeux semblent si vide quelque part.
La nuit les arbres sont terrifiants, c'est impossible de trouver un sommeil rassurant.
Les corbeaux son si beau et les eaux si calme, je crois que j'ai trouvé mon Eldorado.
J'aspire tout les reflets d'argent, j'ai le sentiment d'être un mirage abandonné.
J'embrasse puis arrache les lèvres, c'est un amour spirituel qui saigne à blanc.
Les encre son séché, j'ai les mains pleines d'idée aphrodisiaque.
La vie est aussi sucré qu'un fruit mur mais ces couleurs non plus de charme.
Après 1L de rhum les parfums son toujours aussi exotique et je suis toujours aussi invincible.
Vive l'exécution moral et la destruction physique, je suis devenus incontrôlable.
Aujourd'hui je suis quelqu'un qui rêve alors adieu la terre, adieu le ciel et adieu la mer.
Dans ces bras fleurissent elle me berce, j'ai déjà trop de tendresse alors à quoi bon être en ivresse.
Aujourd'hui je pense avoir vus ma mort elle est bien trop proche, bien trop loin mais si belle.
Je suis sur cette îles, allongé dans les rivières, c'est plus de l'amour que de la torture.
